Le calvaire des devoirs le soir

Le calvaire des devoirs le soir : comment y faire face

Pour de nombreuses familles, les devoirs du soir peuvent rapidement se transformer en véritable épreuve. Après une journée déjà bien remplie, enfants et parents se retrouvent parfois à bout de nerfs face aux exercices scolaires.

Ce moment censé renforcer les apprentissages devient une source de stress, de frustration, voire de conflits.

Pourquoi est-ce si difficile ? Et surtout, comment transformer cette tâche incontournable en un moment plus serein ? Voici quelques pistes pour alléger ce « calvaire » des devoirs.

 

  1. Comprendre l’origine des tensions

Avant de chercher des solutions, il est important de comprendre pourquoi les devoirs sont souvent vécus comme un moment difficile. Plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu :

  • La fatigue : Après une journée à l’école, les enfants, tout comme les parents, sont fatigués. Il est difficile de rester concentré et motivé quand l’énergie manque.
  • Les difficultés d’apprentissage : Pour certains enfants, les devoirs sont plus complexes qu’ils ne le paraissent. Les enfants neuroatypiques ou ayant des troubles d’apprentissage (comme la dyslexie, le TDAH, etc.) peuvent se sentir dépassés, ce qui amplifie leur résistance.
  • Le manque d’intérêt : Certains enfants ne voient tout simplement pas l’intérêt des devoirs, surtout lorsqu’ils sont répétitifs ou trop théoriques.
  • La gestion du temps : Beaucoup d’enfants (et de parents) ont du mal à organiser le temps consacré aux devoirs, ce qui conduit à des situations de stress lorsqu’on se rend compte qu’il est déjà tard.

 

  1. Créer un environnement propice aux devoirs

L’un des premiers leviers pour rendre le moment des devoirs moins stressant est d’aménager un environnement qui favorise la concentration et le calme.

  • Un espace dédié : Aménage un coin spécifique pour les devoirs. Cela peut être un bureau dans la chambre de l’enfant ou un coin tranquille dans le salon. L’essentiel est que cet endroit soit libre de distractions (écrans, jouets, etc.) et propice à l’apprentissage.
  • Les outils nécessaires à portée de main : Crée une « boîte à devoirs » avec tout le matériel nécessaire (stylos, crayons, gomme, règle). Cela évite les allers-retours constants à la recherche des fournitures, qui peuvent rapidement déconcentrer l’enfant.
  • Un environnement sensoriel adapté : Pour les enfants ayant des difficultés à rester concentrés, des outils comme un casque antibruit ou un minuteur visuel peuvent les aider à se focaliser sur leur travail.

 

  1. Instaurer une routine bienveillante

Les enfants se sentent plus en sécurité lorsqu’ils savent à quoi s’attendre. Instaurer une routine claire autour des devoirs permet de réduire les résistances.

  • Un horaire régulier : Fixe un moment spécifique pour les devoirs chaque soir. Il peut être utile de le planifier après une petite pause après l’école pour que l’enfant puisse se détendre, mais avant les activités plus « ludiques » comme la télévision ou les jeux vidéo.
  • Des pauses régulières : Encourage les pauses entre les devoirs, surtout si l’enfant doit travailler longtemps. Un petit break de 5 toutes les 20 minutes permet de garder une meilleure concentration.
  • L’autonomie progressive : Permets à ton enfant de prendre de plus en plus de responsabilités dans la gestion de ses devoirs. Par exemple, laisse-le choisir l’ordre des matières ou utiliser un minuteur pour se gérer. Cela développe son autonomie et diminue la pression.

 

  1. Adapter les devoirs aux besoins spécifiques

Tous les enfants n’apprennent pas de la même manière, et les devoirs du soir devraient refléter cela. Si ton enfant a des besoins spécifiques, il est important d’adapter les devoirs pour rendre l’expérience moins pénible.

  • Adapter la durée : Certains enfants, notamment ceux avec un TDAH ou une dyslexie, ont besoin de plus de temps pour accomplir certaines tâches. Il peut être utile de revoir avec l’enseignant la durée attendue des devoirs, en ajustant les exercices si nécessaire.
  • Utiliser des outils alternatifs : Si ton enfant a des difficultés à l’écrit, propose-lui d’utiliser des outils numériques, comme des applications pour dicter ses réponses ou des logiciels de traitement de texte avec correcteur orthographique, sur une ardoise, etc…
  • Encourager la méthode multisensorielle : Certains enfants apprennent mieux en manipulant des objets ou en utilisant des supports visuels. Transforme les devoirs en activités plus interactives : utiliser des blocs pour apprendre les mathématiques ou créer des schémas pour résumer une leçon (carte mentale)

 

  1. Encourager et valoriser les efforts

Les devoirs peuvent rapidement devenir décourageants pour un enfant qui peine à comprendre ou à suivre. L’encouragement et la valorisation de l’effort sont essentiels pour maintenir sa motivation.

  • Valoriser le progrès, pas seulement les résultats : Au lieu de te concentrer uniquement sur les notes ou la réussite de l’exercice, montre à ton enfant que tu remarques ses efforts, même s’ils ne mènent pas immédiatement au succès.
  • Éviter les comparaisons : Comparer ton enfant à ses camarades ou à ses frères et sœurs peut accroître son stress. Chaque enfant a son propre rythme d’apprentissage, et il est important de le soutenir dans son cheminement personnel.

 

  1. Demander de l’aide quand c’est nécessaire

Si les devoirs deviennent un véritable cauchemar chaque soir, il peut être utile de chercher de l’aide extérieure.

  • Faire appel à un professionnel : Un psychopédagogue ou un coach parental (moi 😁) peut apporter des conseils adaptés pour gérer les difficultés rencontrées lors des devoirs, notamment pour les enfants avec des besoins spécifiques.
  • Consulter les enseignants : Si les devoirs semblent trop difficiles ou inadaptés pour ton enfant, n’hésite pas à en discuter avec ses enseignants. Ils peuvent ajuster les attentes ou proposer des stratégies pour rendre les devoirs plus accessibles.

 

Conclusion

Le moment des devoirs du soir peut devenir moins pénible avec quelques ajustements simples : un environnement calme et adapté, une routine bienveillante, et des stratégies spécifiques en fonction des besoins de l’enfant. En tant que parent, il est également important de se rappeler que chaque famille traverse ces moments avec des défis différents. Avec un peu de patience, de flexibilité et beaucoup d’encouragement, il est possible de transformer cette tâche souvent redoutée en un moment d’apprentissage plus serein pour tous.

Chez Ohana, on a un mantra : un sourire, un câlin, et tout ira bien😉

Cécile

Autres articles